geotermiaonline.com.- Francia ha cumplido. Es el primer país europeo que, tras muchos debates y consultas públicas ha aprobado una ley que regula la transición desde un modelo energético basado en la preeminencia de la energía nuclear y combustibles fósiles a otro modelo fundamentado en fuentes energéticas sostenibles y menos dependientes de recursos derivados del carbono. La iniciativa se aprueba justo en vísperas de que se celebre antes de fin de año en Paris la Conferencia Internacional contra el Calentamiento Global donde se espera llegar a un acuerdo para un convenio que sustituya al Protocolo de Kioto. La ministra Ségolène Royal dispone así de una excelente carta de presentación para que los 194 países miembros de la Convención Marco de las Naciones Unidas sobre el Cambio Climático tomen nota.

EL PAÍS

Francia cambia su modelo energético

La Asamblea Nacional aprueba la ambiciosa ley del Gobierno socialista que promociona las fuentes renovables, el transporte limpio y la edificación sostenible

Por Gabriela CañasParís 26 MAY 2015 

La ministra Segolene Royal, tras la sesión plenaria. / CHARLES PLATIAU (REUTERS).- “Somos el primer país con una legislación global contra el cambio climático”. Así ha cerrado este martes la ministra de Ecología francesa Ségolène Royal la sesión de la Asamblea Nacional que ha aprobado la Ley de Transición Energética. Con el apoyo de los ecologistas, el Gobierno de François Hollande se ha equipado de una ambiciosa normativa para cambiar el modelo energético promoviendo las fuentes renovables, el transporte limpio y la edificación sostenible. Francia, que limita de paso su potente energía nuclear, busca así reducir su factura energética y ponerse a la cabeza de Europa en reducción de gases de efecto invernadero. El Gobierno, que presentó su proyecto en julio pasado, confía en que la nueva ley genere un nuevo mercado tecnológico con más empleo y mayor competitividad.

El Gobierno de Hollande quiere llegar a la próxima Cumbre del Clima, a celebrar en París en diciembre próximo, como el alumno más aventajado. Aunque el presidente de la República se ha mostrado pesimista sobre las posibilidades de alcanzar un acuerdo global en dicha cumbre, apuesta firmemente por esta revolución energética.

La ley ha obtenido 308 votos a favor y 217 en contra. El principal partido de la oposición, la derechista UMP (Unión por un Movimiento Popular) ha rechazado la norma por considerar que será necesario cerrar 24 reactores nucleares en diez años. El diputado socialista Christophe Bouillon ha asegurado que esta no es una «ley antinuclear». Con ella, el Gobierno socialista pretende reducir en un 40% las emisiones de gas de efecto invernadero de aquí a 2030 y dividirlas por cuatro en 2050, que las energías renovables generen el 32% del total del consumo a finales de 2030 y dividir por dos el consumo de la energía final en 2050. En el país más nuclearizado del mundo (en proporción al número de habitantes), la potencia actual de la energía nuclear queda congelada y no deberá suponer más del 50 % de la producción de electricidad en 2025.

El plan de acción es importante y cuenta con un presupuesto de 10.000 millones en tres años. Cada año se renovarán 500.000 edificios. En una enmienda de última hora, todas las viviendas francesas deberán renovarse antes de 2030 para consumir menos energía. Se ha establecido un techo de consumo por metro cuadrado y año. Se simplificarán los papeleos para las licencias de obras. Toda nueva obra deberá tener en cuenta las normas medioambientales y los inmuebles públicos serán de energía positiva (generarán más de lo que gastan).

Las administraciones públicas darán ejemplo con la elección de sus flotas de vehículos, pero también los taxis y las empresas de alquiler de vehículos deberán disponer de un 10% de coches limpios en 2020. Se instalarán siete millones de puntos de recarga eléctrica en todo el país. Los privados tendrán importantes ayudas para cambiar un diésel por uno limpio. Se prohíben las bolsas de plástico de un solo uso y los supermercados no podrán tirar a la basura los alimentos no vendidos. Esta última norma es la enmienda más reciente incorporada a la ley en su trámite parlamentario.


Texto íntegro provisional 

Por iniciativa de  senadores de territorios de ultramar, el Senado francés incorporó al proyecto de Ley el artículo 66 que compromete al Gobierno francés a elaborar una Estrategia Nacional para el Desarrollo del Sector Geotérmico Nacional, que incluye a las islas de Guadalupe y Reunión. Esta estrategia debe identificar los obstáculos a superar y disponer los recursos necesarios para apoyar la investigación y el desarrollo tecnológico de la exploración geotérmica y la puesta en marcha de proyectos industriales, así como la manera de poner en práctica el apoyo a la exportación de empresas de la industria geotérmica«.

Proceso de tramitación Discurso de Ségolène Royal, Ministra de Ecología, Desarrollo Sostenible y Energía


Versión de Le Monde

Le « projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte », après une seconde lecture, a été voté mardi 26 mai à l’Assemblée nationale, par 308 voix contre 217. C’est sur une version très proche de celle qu’ils avaient votée en premier examen que les députés se sont prononcés. En mars, les sénateurs avaient bien tenté de remanier le texte pour en réduire la portée, notamment sur les grands objectifs de consommation et de production d’énergie. En vain.

Lire aussi : Transition énergétique : comment le Sénat a changé la loi

En deuxième lecture, les députés ont redonné à ce texte emblématique, à six mois de la grande conférence sur le climat à Paris, ses ambitions initiales. En particulier, les articles visant à réduire le poids de l’atome dans le mix énergétique français, principale pomme de discorde entre la gauche, majoritaire à l’Assemblée, et la droite, majoritaire au Sénat, ont été rétablis à l’identique.

Comme dans sa rédaction initiale, le projet de loi acte donc la promesse de François Hollande de ramener de 75 % à 50 % la part de l’électricité d’origine nucléaire « à l’horizon 2025 », et non pas « à terme », ainsi que l’avaient formulé les sénateurs. Hostiles à tout calendrier contraignant, ces derniers proposaient une réduction de la part du nucléaire au fur et à mesure des progrès réalisés par les énergies renouvelables afin de préserver l’industrie nucléaire française. La puissance totale du parc électronucléaire est plafonnée à son niveau actuel, soit 63,2 gigawatts (GW), et non pas à 64,85 GW, comme le réclamait le Sénat.

Lire aussiClimat : « Le 100 % renouvelable en France est possible et s’imposera »

La réduction de moitié de la consommation d’énergie totale en 2050 est quant à elle redevenue un objectif ferme, et non plus seulement à « poursuivre », et le palier intermédiaire d’une baisse de 20 % en 2030 a été restauré.

Des invendus alimentaires désormais recyclés et non plus jetés

La nouvelle lecture du projet de loi a permis d’ajouter des mesures contre le gaspillage alimentaire. Promues par le député socialiste Guillaume Garot (Mayenne), auteur d’un rapport sur ce thème remis au gouvernement mi-avril, ces nouvelles mesures ont, fait notoire, été adoptées à l’unanimité lors de la lecture du texte le 21 mai.

Il sera désormais interdit aux distributeurs du secteur alimentaire de rendre leurs invendus impropres à la consommation. Ceux-ci devront s’efforcer de prévenir tout gaspillage, ou à défaut d’utiliser leurs invendus, au travers de dons, ou pour l’alimentation animale ou encore à des fins de compost pour l’agriculture, la valorisation énergétique… « Voir de l’eau de javel déversée sur les poubelles des grandes surfaces avec des aliments consommables, ça scandalise », a souligné Guillaume Garot pour résumer l’enjeu.

Les moyennes et grandes surfaces de plus de 400 mètres carrés auront ainsi l’obligation de conclure une convention avec une association caritative, afin de faciliter les dons alimentaires. Le manquement à cette mesure sera passible d’une peine de deux ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. En outre, les produits sous marque de distributeur qui seraient retournés au fournisseur seront autorisés au don alors qu’ils sont détruits actuellement.

Lire aussi :Gaspillage alimentaire : un rapport préconise l’interdiction de jeter pour la grande distribution

Rénovation énergétique obligatoire

Si ce n’est quelques ajustements, les articles sur les autres grands chapitres de la loi sont pour l’essentiel revenus à la copie originelle, tout en conservant certains apports du Sénat.

S’agissant du logement, principal gisement d’économies possibles, la rénovation énergétique sera obligatoire pour « tous les bâtiments privés résidentiels » (dont la consommation d’énergie primaire est supérieure à 330 kilowattheures par mètre carré et par an), et non pas seulement pour « les logements locatifs du parc privé » comme le souhaitait le Sénat. Mais l’échéance, 2025, est un compromis entre le calendrier initial des députés (2030) et celui, cette fois plus ambitieux, des sénateurs (2020).

Mesure à forte charge symbolique, l’interdiction généralisée des coupures d’eau en cas d’impayés, prévue par la loi Brottes d’avril 2013, est rétablie. Le Sénat avait restreint cette interdiction aux personnes ou familles précaires, avec l’aval de la ministre qui avait ensuite fait volte-face. Néanmoins, les distributeurs auront la possibilité de procéder à une réduction de débit, comme c’est le cas pour l’électricité.

Priorité aux véhicules à faibles émissions

Dans le domaine des transports, autre priorité énergétique et sanitaire, l’Etat et les collectivités territoriales gérant directement ou non un parc de plus de 20 autobus et autocars pour assurer le service des transports publics devront, à compter de 2020 – et même 2018 pour la RATP –, se doter d’au moins 50 % de véhicules à faibles émissions. A partir du 1er janvier 2025, toute leur flotte devra être propre.

Aussi, un tarif réduit des abonnements autoroutiers pour les véhicules légers à très faibles émissions et ceux utilisés en covoiturage devra désormais être proposé par les sociétés d’autoroute, « indépendamment du rythme de renégociation ou de renouvellement des concessions ».

Lors de la seconde lecture, les députés ont par ailleurs défendu coûte que coûte la création d’une indemnité kilométrique vélo, destinée à inciter les salariés à se déplacer à vélo. La ministre de l’écologie a en effet tenté de présenter un amendement de suppression de cet article du projet de loi. Elle a fait valoir que cette disposition, qui prévoit une exonération de cotisations sociales pour la participation de l’employeur et une déductibilité des indemnités reçues par les salariés de l’assiette de l’impôt sur le revenu, avait une incidence sur les finances publiques. Et que dès lors, cette indemnité devait être examinée dans le cadre des lois de finances de fin d’année. Mais les députés ne l’ont pas entendu ainsi, fermement décidés à « faire la promotion de ce véhicule le moins polluant au monde ».

Distance entre les éoliennes

Enfin, concernant la filière des énergies renouvelables, la distance minimale à respecter entre une éolienne et des habitations a été ramenée à 500 mètres, alors que les sénateurs l’avaient porté à 1 000 mètres. Le texte, toutefois, laisse au préfet la possibilité de relever cette distance sur la base de l’étude d’impact.

Lire aussi : Quel est impact des éoliennes sur les riverains ?

Une fois voté par les députés, le projet de loi doit encore repartir au Sénat avant de revenir à l’Assemblée pour une adoption définitive avant la trêve parlementaire estivale ou à la rentrée. A temps, en tout cas, pour que la France puisse accueillir en décembre la conférence sur le climat, la tête haute.

http://www.lemonde.fr/energies/article/2015/05/26/la-loi-de-transition-energetique-retrouve-ses-ambitions-initiales_4640491_1653054.html#bKb8qpV8XfCcvVO8.99


Acciones concretas

Rendre les bâtiments et les logements économes en énergie

1. Le crédit d’impôt transition énergétique : 30 % du montant des travaux, dans la limite de 8 000 € de travaux pour une personne seule et de 16 000 € pour un couple.
2. L’écoprêt à taux zéro pour financer les travaux de rénovation énergétique.
3. Des plates-formes de rénovation énergétique pour accompagner les particuliers
dans leurs travaux de rénovation. Numéro azur Éco Renov : 0 810 140 240.
4. L’obligation de réaliser des travaux de rénovation énergétique lors de travaux
de ravalement de façade, de réfection de toiture ou de transformation de combles.

Donner la priorité aux transports propres

5. Des déplacements propres, plus économes et moins polluants avec l’incitation à acheter des véhicules propres. Le cumul du bonus pour l’achat d’un véhicule électrique et de la prime à la conversion pourra atteindre 10 000 euros dès le 1er avril.
6. Les plans de mobilité d’entreprise pour favoriser le covoiturage entre salariés et économiser du carburant.
7. Le crédit d’impôt de transition énergétique pour financer l’installation à domicile
de points de recharge pour un véhicule électrique.
8. Une incitation à réaliser les trajets domicile-travail à vélo.

Viser un objectif zéro gaspillage, faire des déchets d’aujourd’hui les matériaux de demain

 9. L’expérimentation de l’affichage de la durée de vie pour plusieurs produits de consommation, par exemple dans le domaine de l’électroménager.
10. Le contrôle de l’obsolescence programmée, stratagème par lequel un bien voit sa durée de vie sciemment réduite dès sa conception.
11. L’interdiction des sacs plastique jetables et non compostables : le recyclage de tous
les plastiques sera progressivement élargi, y compris pour les films alimentaires.
12. Des solutions pour valoriser les déchets alimentaires (compostage, collecte en porte-à-porte…).

Monter en puissance sur les énergies renouvelables

13. La possibilité de financer des projets d’énergies renouvelables pour les citoyens
et les collectivités locales.
14. La généralisation du permis unique pour l’éolien, la méthanisation et l’hydroélectricité.
15. Le soutien au développement de 1 500 méthaniseurs en 3 ans pour produire de l’énergie
(biogaz) à partir de déchets agricoles (200 projets d’ores et déjà identifiés).
16. Les tarifs d’obligation d’achat financeront l’électricité renouvelable autoproduite et consommée par les particuliers et les entreprises : un appel à projet sur les bâtiments
tertiaires et industriels lancé avant l’été.

Lutter contre la précarité énergétique

17. Les consommations d’électricité et de gaz seront mieux maîtrisées grâce à l’installation de compteurs intelligents d’électricité (Linky) et de gaz (Gazpar).
18. Un chèque énergie est créé pour aider les ménages les plus modestes à régler leur
facture d’énergie avec 4 millions de bénéficiaires (soit +1,3 million).
19. La performance énergétique devient l’un des critères du logement décent.
20. 30 % des financements issus des certificats d’économie d’énergie seront dédiés à la lutte contre la précarité énergétique (le programme Habiter mieux de l’ANAH permet de rénover 50 000 logements de ménages aux revenus modestes par an avec le concours financier de l’État et des énergéticiens).


Ayudas a particulares:

Les aides pour les particuliers

13 novembre 2014

Les aides pour les particuliers : faciliter et accélérer la rénovation des logements

Aider les particuliers grâce au crédit d’impôt pour la transition énergétique :

Depuis le 1er septembre 2014, chacun peut s’engager facilement dans des travaux de
rénovation grâce au crédit d’impôt pour la transition énergétique :

  • il est accessible à tous – propriétaires occupants comme locataire – et permettra de se voir rembourser 30% du montant des travaux de rénovation énergétique ;
  • il est applicable dès la première opération : installation de compteurs individuels, isolation des murs, des combles, remplacement de la chaudière, des fenêtres… ;
  • il s’applique en faisant appel à des professionnels qualifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

Le CITE permettra de se voir rembourser 30% du montant des travaux de rénovation énergétique. Les travaux pris en compte s’élèvent jusqu’à 8.000 € pour une personne seule et 16.000€ pour un couple

La relance de l’éco-prêt à taux zéro
L’objectif de cette relance, permise par la simplification de la procédure et la suppression de la certification technique des travaux par les banques ; est d’atteindre 100 000 prêts et d’entraîner 2 milliards d’euros de travaux par an :

  • il est accessible à tous les propriétaires, qu’ils occupent leur logement ou qu’ils le mettent en location ;
  • il s’applique en garantissant la qualité des travaux réalisés grâce à l’éco-conditionnalité des aides qui impose le label « RGE » ;
  • la loi de finances rectificative 2014 a déchargé les banques de leur rôle de contrôle technique pour faciliter l’octroi des prêts

 Les propriétaires peuvent bénéficier d’un prêt à taux zéro pouvant atteindre 30.000 €
pour réaliser des travaux de rénovation énergétique.


Mise en place des sociétés de tiers financement

Suite aux travaux du groupe de travail sur le tiers financement de la conférence bancaire et financière pour la transition énergétique, le texte du projet de loi a été amendé pour définir un régime juridique simplifié des sociétés de tiers financement, dérogeant au monopole bancaire.

Le tiers financement permet de faciliter les opérations de rénovation énergétique des
logements
, en apportant aux particuliers qui souhaitent faire des travaux d’économie d’énergie une offre complète, avec des conseils, un accompagnement et une offre de
financement.

L’objectif est que le montant des dépenses pour les travaux ne soit plus un obstacle à leur réalisation. Pour cela, les sociétés de tiers financement pourront faire l’avance de
l’ensemble du coût des travaux. C’est ce qui débloquera les chantiers de rénovation pour les ménages qui hésitent.

Le texte de l’article 6 du projet de loi, adopté en commission spéciale, constitue une
nette avancée :
il permet à la fois aux sociétés constituées par les collectivités de prêter aux particuliers et d’apporter les garanties nécessaires, aux emprunteurs comme aux collectivités elles-mêmes.

Les sociétés de tiers financement se développent en régions : Ile de France, Picardie, Rhône-Alpes, Poitou-Charentes…

Por Geotermiaonline

Periodista, de vuelta de El PAIS tras más de 27 años. Licenciada en Ciencias Políticas y por un tiempo, directora de comunicación del Ministerio de Fomento en la legislatura 2004-2008. Arquitectura, arte, comunicación política, gastronomía, redes sociales, infraestructuras públicas, agua, energías renovables...